" ANNA TERESA DE KEERSMAEKER "
La dernière fois que je suis tombé amoureux d’une femme
C’était il y a trois ans à la Maison de la culture de Bourges.
Ce n’était pas vraiment une femme, c’était toutes les femmes,
Et, à travers elles le monde.
Une entité sexuée mais sans images précises, toutes les images,
Tous les corps, j’étais assis au premier rang,
Un ballet construit sur la musique de Steve Reich
(music for 18 musicians),
Musique hâtivement classée dans les musiques répétitives,
Comme Philippe Glass,Terry Riley etc.
Musique basée certes sur la répétition de modules
Et leur juxtaposition ordonnée par de légères différences de temps
Drogue douce ou dure, en tout cas elle sursoit à leur emploi !
Souvent repassait sous mes yeux une danseuse au corps souple et
Charnu que la danse transfigurait en lumière clignotante au gré de la
Superposition des xylophones, marimbas, vibraphones,
Pianos à touches touche,
Juste d’une frappe décalée…
Tomber amoureux d’une mesure qui à l’infini semble se répéter.
L’endroit où la répétition ne crée aucune lassitude,
Mais au contraire l’attirance
De plus en plus forte pour ce versant de l’infini
Situé juste derrière l’horizon.
C’est en cela que la musique de Steve Reich est forte
C’est que loin de nous lasser,
Elle nous invite à redécouvrir que la vie ,n’est que
La petite somme de temps ajoutés,
De l’ennui..., juste parfois interrompu d’un accord impromptu.
Bref ,vous comprendrez mon émoi envers Anna Teresa de Keersmaeker
Quand vous saurez qu’elle a ensuite crée des ballets sur
« Bitches brew » de Miles Davis
« A Love Supreme » de John Coltrane,
Autant dire que tous mes rêves deviennent réalité
Et que cette réalité est enfin transformée en rêves.
Music for 18 Musicians Steve Reich. 1976
C’était il y a trois ans à la Maison de la culture de Bourges.
Ce n’était pas vraiment une femme, c’était toutes les femmes,
Et, à travers elles le monde.
Une entité sexuée mais sans images précises, toutes les images,
Tous les corps, j’étais assis au premier rang,
Un ballet construit sur la musique de Steve Reich
(music for 18 musicians),
Musique hâtivement classée dans les musiques répétitives,
Comme Philippe Glass,Terry Riley etc.
Musique basée certes sur la répétition de modules
Et leur juxtaposition ordonnée par de légères différences de temps
Drogue douce ou dure, en tout cas elle sursoit à leur emploi !
Souvent repassait sous mes yeux une danseuse au corps souple et
Charnu que la danse transfigurait en lumière clignotante au gré de la
Superposition des xylophones, marimbas, vibraphones,
Pianos à touches touche,
Juste d’une frappe décalée…
Tomber amoureux d’une mesure qui à l’infini semble se répéter.
L’endroit où la répétition ne crée aucune lassitude,
Mais au contraire l’attirance
De plus en plus forte pour ce versant de l’infini
Situé juste derrière l’horizon.
C’est en cela que la musique de Steve Reich est forte
C’est que loin de nous lasser,
Elle nous invite à redécouvrir que la vie ,n’est que
La petite somme de temps ajoutés,
De l’ennui..., juste parfois interrompu d’un accord impromptu.
Bref ,vous comprendrez mon émoi envers Anna Teresa de Keersmaeker
Quand vous saurez qu’elle a ensuite crée des ballets sur
« Bitches brew » de Miles Davis
« A Love Supreme » de John Coltrane,
Autant dire que tous mes rêves deviennent réalité
Et que cette réalité est enfin transformée en rêves.
Music for 18 Musicians Steve Reich. 1976
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