" WIDE ANGLES "

Voyage au centre de la terre, au ventre de la peur
Peur de rien, peur de pas … ?
Pas de loup de peur de Pasdeloup, Boulevard Saint Michel
Il y a quarante ans ou après avoir mangé un macaron chez Dalloyau
En révisant vaguement mon bac dans la transparence des robes d’été
Je n’avais absolument aucune idée de l’avenir
Découverte de de Staël, de Dali, du champ de pommes de terres
De Pierre Roy dans un petit livre sur le surréalisme acheté sur les quais
Longtemps j’ai rêvé grâce aux montres molles,
Du Chien Andalou toujours accompagné ,
Par Los Olvidados dans les cinés clubs où brillait particulièrement
L’intellectuel en costume de serge noire, collier de barbe compris et
Scaferlati pour la pipe, la seule qui devait l’intéresser!
Fiévreux de culture qu’il était,
Celui-là et pas moi…
Puis les ruines d’Hubert Robert
Le pavillon de Flore ,
Entrée directe pour Zurbaran et Murillo,
Puis passage vers les deux petits Vermeer.
Quelques excitations devant les femmes de Boucher,
Pas celles de l’Hippopotamus des Halles
Et de ses serveuses à jupes courtes et vue sur Sainte Eustache
Sans ses trompes.
À cette époque, j’habitais rue des Petits Champs,
Entre la bibliothèque Nationale,
Les jardins du Palais Royal et la rue Sainte Anne,
Haut lieu de la prostitution masculine
Qui m’étonnait toujours !
N’ayant jamais eu de penchants dans ce sens.
Tout ça pour dire que le disque de Michael Brecker est une ouverture
Sur …. Sure. Pas sur, ni sûre, Jouer le temps peut-il le confondre ?
Mais le contre-temps le piège.....
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