"SYDNEY BECHET ET JOHN COLTRANE "

Publié le par philippe charpentier

Quand j’avais 18 ans, soit hier, ou demain !
Quand j’avais besoin de pleurer d’être trop amoureux !
Je me passais Sidney Bechet, le blues incarné
Avec la force sous-jacente, comme un désespoir 
Tenace et plus fort que la noyade.
Si vous  écoutez « Petite Fleur » un peu bourré
Et que vous ne pleurez pas, alors là vous êtes vraiment malade.

 Aujourd’hui, après quelques années d’amours, désamours,
Padamour, regrets, espoirs, illusions mais pas encore désillusion
Heureusement, « Coltrane plays the Blues »m’a souvent
 Aidé à extirper les larmes que certains départs ne déclenchaient pas !

 Un peu comme les suites pour violoncelle seul, version « Pablo Casals »
Avec son souffle, le son grumeleux du boyau torturé qui n’en peut plus.

 Aujourd’hui je serais tenté de vous parler de « Blues  to  Bechet »,
Sorte d’hommage à la Nouvelle-Orléans sous les eaux de la Terre en furie,
le Blues de la Terre, La terre est bleue comme une orange,
Tous les feux, le feu, Ether -orage, au futur bush,
 Le Bush présent, désertificateur omnipotent !

 Ironie du sort, c’est le berceau du Jazz, le pays des Noirs
Opprimés par le bon « AMERICAIN »façon KKK, qui disparaît.
Le seul véritable apport culturel des Etats-Unis au Monde :soit « LE JAZZ »
Par les esclaves via le blues.
 Vive le gospel mais où est le « GOD » ? » « I put a spell on you ».
 Pourquoi même chez les riches ce sont toujours les pauvres qui payent ?
Bonne question. Si vous avez la réponse, faites le savoir.

 Retour à « Coltrane plays the Blues » , Là, c’est « Mr Syms »,
Qui parle, ce qu’il dit ne peut-être dit, Mac Coy  Tyner,
Le pianiste qui « EST »  la jungle, par la profusion de ses discours simultanés
Et  de sa prolixité, non celle du verbiage, celle de l’impossibilité
D’arrêter une machine qui le dépasse !
 La transe du contrepoint, de la fugue de l’esprit, de peur parfois de sombrer,
Un maelström de notes juxtaposées au dialogue
 Monothéiste de Coltrane et d’Elvin, deux corps tendus
 Qui s’affrontent dans un ciel accessible SEULEMENT dans un sommeil
Où il faudrait une perceuse pour « voyeuriser »l’autre dimension,
Celle de Lewis Carroll à travers le contreplaqué que serait la voie lactée.

  Dehors il fait déjà nuit, une de plus qui se superpose à toutes celles d’avant,
D’avant la borne que vous avez fixée, pour moi c’est Coltrane.
 C’est bête, mais c’est comme ça. 
  Conclusion : un disque indispensable :

 « Coltrane plays the blues » chez Atlantic.
John Coltrane (Soprano et Ténor), Mc Coy  Tyner (Piano) ,
Steve Davis (Contrebasse) Elvin Jones (Batterie)
 Enregistré en octobre 1960  à New York.

Pour une meilleure comprehension ce texte date du
 cyclone qui a ravagé la New Orléans.
Publicité

Publié dans LE JAZZ ET PLUS

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article